Laurentides
: Ajouté le 05/03/2008 à 10:08

Leterritoire des Laurentides est composé de deux unités morphologiques distinctes, soit les basses terres du Saint-Laurent, ou l'activité agricole principalement se déploie (Mirabel, Lachute), et le bouclier canadien, associé auxHautes Laurentides. Bordée au sud par la rivière des Mille-Îles, la région des Laurentides s'étend jusqu'à Mont-Laurier au nord et des limites de Lanaudière à celle de l'Outaouais, respectivement à l'est et à l'ouest. À l'exception de la région de Mont-Laurier, la vocation traditionnelle de villégiature des lieuxdonne une physionomie particulièrement à la plupart des exploitations agricolessises entre Saint-Sauveur et Mont-Tremblant; reconnus comme l'une des destinations touristiques les plus importantes du Québec, les Laurentides possèdent tous les atouts pour favoriser la multiplication et le développement des fermes agro- touristiques. Conséquemment, ce sont plutôt de petites fermes de faible étendue, caractérisées par la diversification des productions et dont bon nombre de produits (fromages, légumes, pain, yogourt, fruits, confitures, agneau, lapin, etc.) sont vendus directement aux visiteurs et aux résidents; leurs propriétaires y travaillent souvent à temps partiel. Les Basses Laurentides, au contraire, offrent une agriculture spécialisée. La proximité du bassin de population de l'agglomération de Montréal, la fertilité des sols et une topographie favorable ont contribué à cette spécialisation. L'horticulture yoccupe le premier rang : la production de tomates, de concombres, delaitues en serre est une activité fort importante dans le secteur de Mirabel, on trouve le plus grand complexe agroalimentaire en Amérique du nord; spécialisé dans la culture hydroponique de la laitue. La production de légumes en plein air demeure une activité répandue dans le secteur d'Oka, Saint-Eustache et Saint Joseph du Lac. Dans ces municipalités, la pomiculture a sonroyaume : bon nombre des 196 pomiculteurs recensés profitent de quelques collines des Basses Laurentides pour y implanter leurs vergers. L'horticulture traditionnelle et dessiner un trait d'union entre l'agriculture traditionnelleet l'agrotourisme, entre les Basses et les Hautes Laurentides,la production aéricole est répandue partout sur le territoire. Pourtant, l'agrotourisme n'enreste pas là , avec les producteurs de miel (Saint-Benoît et Sainte Scholastique)ou ceux qui ont optés pour les nouveaux élevages (sanglier, bison, autruche etcervidés), notamment dans les municipalités de Mille-îles, Lachute et Saint-andré Est. L'apparition récente de petites fromageries vient consolider cette tradition mûrie depuis longtemps sur le territoire; la ferme des Cisterciens d'Oka, réputée pour son beurre dès 1893, produira le fromage d'Oka, qui connaîtra la notoriété tant à l'étranger qu'ici. Quant aux mondiales bénédictines de Mont-Laurier, elle amorcent leur élevage au début des années 50 et aménagent une fromagerie, vendant leurs produits à la population locale. Par la suite, elles vont former plusieurs fromagères du Québec dès le début desannées 1970.

(Le fleuve St-Laurent)

(les sentier d'hiver a Mirabel)
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Le Québec en 101 saveur
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